Vision des enfants : ne la quittez pas des yeux !

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Je porte des lunettes depuis mon adolescence, et j’ai très mal vécu cette période. J’angoissais à l’idée de faire vivre la même chose à mon fils de 13 ans. J’avais peur que les autres se moquent de lui. Comme il clignait de plus en plus des yeux, j’ai pris immédiatement rendez-vous chez mon ophtalmologiste. J’appréhendais son verdict et les réactions de mon fils surtout. Mais il s’est tout de suite plu avec ses lunettes rouges et ne les a plus jamais quittées ! 

Anne, 36 ans

Fondamentale à son développement, la vue de l’enfant se construit mois après mois. Mais elle fait l’objet d’anomalies chez 10 % d’entre eux. Mieux vaut prévoir pour bien voir !

Quelques repères de base…

À la naissance, le bébé voit à 30 cm, même s’il garde souvent les yeux fermés. Il craint la lumière et ne sait pas accommoder sa vue, c’est-à-dire adapter son regard à la distance des objets. À 3 jours, il commence à fixer le visage de sa mère, puis le reconnaît vers 6 semaines.

Passé 3 mois, il suit des mouvements rapides, appréhende mieux les distances, les reliefs et la profondeur de champ. Vers 9-12 mois, il perçoit les détails et les couleurs franches. Son acuité visuelle (la capacité à distinguer les détails) atteint 10/10e vers 5 ans.

De 6 à 10 ans, il acquiert les capacités d’accommodation, ainsi que des mouvements oculaires et une convergence de qualité, essentiels pour réussir sa scolarité.

Les examens à ne pas manquer

Un examen ophtalmologique est possible dès les premières semaines de la vie. Il est particulièrement recommandé en cas d’antécédents familiaux de troubles visuels (myopie, strabisme).

À l’occasion des trois examens de santé obligatoires, un examen de la vue est prévu lors des premiers jours de l’enfant, puis à 9 mois et à 2 ans.

Ensuite, entre 2 et 6 ans, on recommande au minimum deux visites de contrôle, idéalement avant l’entrée en maternelle et au CP. Une myopie scolaire peut, par exemple, se développer entre 7 et 14 ans. Pas question de relâcher son attention…

Des signes à surveiller

Observez votre tout-petit (d’autant plus s’il est né prématurément), et demandez conseil à votre médecin en cas d’œil rouge ou d’œil qui louche, de larmoiements persistants, de reflets blancs dans le trou de la pupille, de troubles du comportement visuel (regards inexpressifs, mouvements anormaux, plissements de yeux) ou s’il se cogne fréquemment.

Lorsqu’il est un peu plus grand, consultez un ophtalmologiste s’il se plaint de maux de tête fréquents en fin de journée, s’il est fatigué et cligne des yeux, s’il adopte une position de lecture anormale ou se rapproche beaucoup de la télévision.

Un système sensible jusqu’à 6 ans

Certains troubles peuvent apparaître dans la petite enfance, principalement des anomalies de réfraction (ou amétropies) comme la myopie, l’hypermétropie ou l’astigmatisme. Parfois difficiles à détecter, ils peuvent constituer une cause de strabisme (la déviation d’un ou des deux yeux).

Loucher les premières semaines de la vie est normal, mais il faut consulter si le trouble perdure après l’âge de 3 mois. Dépisté précocement, il se corrige parfaitement par des verres correcteurs. Sinon, il peut entraîner une mauvaise vue. L’amblyopie (une réduction importante de la vision d’un ou des deux yeux) est fréquente en cas de strabisme. Dans ce cas, la clé du traitement passe par l’occlusion : on oblige l’œil dévié à travailler en cachant l’autre. Il est possible de récupérer 100 % de la vision avant 2 ans.

Dans tous les cas, plus le dépistage est précoce, plus la prise en charge est efficace.

Comment choisir le bon équipement ?

Le modèle choisi doit être parfaitement adapté au visage de l’enfant. Une monture plastique est conseillée jusqu’à 6 ans au minimum. L’acétate de cellulose, utilisée pour la fabrication de ces lunettes, est un matériau totalement anallergique, qui protège la peau des plus petits et qui offre une meilleure résistance à la torsion. D’autre part, une forme haute va dissuader l’enfant de regarder en dehors du verre et des branches souples, avec charnières flex, sont préférables. Les montures Krys proposées par votre opticien prennent bien entendu en compte tous ces éléments.

Dernier critère de choix incontournable, les verres doivent être impérativement résistants aux chocs (organiques ou polycarbonate) et durcis pour retarder l’apparition des rayures.



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