L’œil au cœur de la conduite

Mauvais temps, chaussée glissante, tombée de la nuit précoce… par temps d’hiver, il faut redoubler de vigilance sur les routes et cela passe par une bonne acuité visuelle. En effet, selon l’ASNAV (Association pour L’amélioration de la Vue), plus de 90% des décisions et des gestes nécessaires à la conduite proviennent de la vue et pourtant, encore 22% des conducteurs ne mettent jamais leurs lunettes au volant. Pour votre sécurité, voici un rappel de quelques conseils à suivre :

conduite-de-nuit

Un contrôle des yeux fréquent

Tout d’abord, il est indispensable de faire contrôler sa vue régulièrement. Une remarque qui peut paraitre évidente, cependant environ 8 millions d’automobilistes ont un défaut visuel mal ou non corrigé.

La législation

Le code de la route requiert  5/10ème d’acuité minimum avec les 2 yeux. Si un oeil a une acuité visuelle inférieure à 1/10ème, l’autre doit avoir au moins 6/10ème, mais le mieux est encore de porter systématiquement ses lunettes pour avoir 10/10 à chaque œil ! Pour les porteurs de lentilles, il est obligatoire d’avoir une paire de lunettes dans la boite à gants en cas de perte d’une lentille ou de gêne oculaire.

femme-lunettes-volantLes fonctions visuelles nécessaires

La vision latérale ou périphérique est la plus sollicitée, elle  permet de regarder droit devant soi tout en surveillant ce qui se passe sur les côtés. Une bonne vision périphérique doit permettre de déceler tous les mouvements dans un angle d’environ 180 degrés. Toutefois avec la vitesse, le champ de vision diminue. Il est donc primordial de respecter les distances de sécurité afin de pouvoir porter son regard loin en avant.

Au volant, l’œil décèle de nombreuses informations, il faut un apprentissage afin d’améliorer l’utilisation du regard et de ne pas se laisser perturber par des informations non pertinentes telles que les publicités ou les paysages.

Pour cela, il est important de rester concentré et de conserver les yeux en mouvement.

La conduite de nuit

Eblouissement, fatigue visuelle… la conduite de nuit est encore plus délicate car l’œil n’est pas habitué aux faibles éclairages. L’appréciation du relief peut être perturbée, la vision de loin plus floue, les distances mal évaluées, c’est ce qu’on appelle la myopie nocturne.

Pour atténuer ces inconvénients, privilégiez des verres antireflets qui limiteront l’éblouissement des phares et lampadaires ou des verres de conduite qui améliorent le contraste.

Pour finir, pensez à nettoyer régulièrement les surfaces vitrées de votre véhicule à l’intérieur comme à l’extérieur ainsi que vos lunettes pour une vision optimale !