Le glaucome : symptômes et traitement

Le glaucome est une maladie dégénérative du nerf optique qui entraîne progressivement une perte de la vision, à commencer par la vision périphérique et en progressant graduellement vers le centre. Cette maladie constitue la seconde cause de cécité dans les pays développés, après la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). C’est pour cela qu’il faut rester vigilant et se faire dépister dès l’âge de 40 ans.

consultation prevenir le glaucome

Comment se manifeste la maladie ?

Le glaucome est souvent associé à une pression intraoculaire élevée qui comprime et endommage les fibres du nerf optique et de la rétine. Dans d’autres cas, le patient présente une pression intraoculaire normale, mais une circulation sanguine inadéquate qui entraîne la nécrose des cellules du nerf optique et de la rétine.

Que voit un patient atteint de glaucome ?

Le glaucome gêne la vision sur les côtés mais pas devant soi. Dans une étude publiée en 2013 par le chercheur anglais David P Crabb, la majorité des patients ont décrit leur pathologie comme un déficit de vision flou et localisé, sans zones noires franches.

Par ailleurs jusqu’à un stade avancé de la maladie, le patient garde une acuité visuelle de 10/10°. Il peut, en effet, déchiffrer des caractères de petite taille devant lui, mais il est incapable de voir ce qu’il y a autour !

La vision des couleurs est épargnée, une atteinte de la perception colorée évoquant plutôt une cataracte, souvent associée au glaucome après 70 ans.

Quels sont les facteurs à risques ?

On ne connait pas les causes du glaucome qui sont certainement multiples, en revanche, ces facteurs peuvent accroitre le développement de la maladie.

  • Lorsque la pression intraoculaire augmente au-delà de 21 mm Hg, c’est le facteur principal.
  • Le glaucome survient en général à partir de 40 ans et sa fréquence augmente avec l’âge ;
  • La myopie ;
  • L’hérédité : le risque de glaucome est augmenté si un parent est atteint ;
  • Une hypertension artérielle, un diabète, une apnée du sommeil ou encore la prise prolongée de corticoïdes peuvent accroître le risque de glaucome.

Pourquoi est-il important de se faire dépister ?

Le test de dépistage est simple, rapide et indolore : il consiste en un examen de la papille optique et du champ visuel. Il est notamment réalisable par l’ophtalmologiste lors des consultations pour la presbytie par exemple.

Ce geste de dépistage est très important car avec un traitement adapté, le glaucome évolue peu et la vision se stabilise. Un glaucome non dépisté peut en revanche s’aggraver jusqu’à provoquer la cécité du patient.

Une consultation ophtalmologique est donc conseillée tous les deux ans à partir de 40 ans, et préalablement si un membre de la famille est atteint.

Quels sont les traitements ?

Même si les traitements ne permettent pas de retrouver la vision perdue, ils peuvent ralentir l’évolution de la maladie, et c’est déjà beaucoup.

Dans la plupart des cas, un traitement par collyre suffit. Cependant, il faut parfois avoir recours au laser ou à la chirurgie. Après une intervention, il est parfois possible d’arrêter les traitements car la baisse de la pression oculaire est stabilisée par cette intervention chirurgicale.

Nous vous conseillons donc de prendre soin de vous et de consulter régulièrement un ophtalmologiste afin de surveiller votre vue et faire des dépistages fréquents, car une maladie des yeux comme le glaucome sera bien moins handicapante pour le patient si elle est diagnostiquée et traitée à temps.